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Beauvais accueillera la Maison mondiale Massey Ferguson


Vendredi 2 juillet, Thierry Lhotte, président d’AGCO SAS, et Caroline Cayeux, présidente de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis et maire de Beauvais, ont présenté, lors d’une conférence de presse conjointe, le programme de développement de l'entreprise AGCO et le projet d’implantation de la Maison mondiale de Massey Ferguson à Beauvais.

Ce projet est stratégique pour l’avenir du Beauvaisis : l’entreprise AGCO-GIMA souhaite implanter sur les anciens terrains Nestlé puis Froneri, qu’elle vient d’acquérir, son centre européen d’expérimentation et ses activités de recherche & développement.

Plus largement, AGCO-GIMA veut faire du site de Beauvais la Maison mondiale de Massey Ferguson. C’est un enjeu fondamental pour le territoire car l’entreprise, 1er employeur privé de l’ex-région Picardie, joue un rôle central et une influence positive sur l’activité économique.

Le choix de Beauvais illustre la qualité des relations entre la Ville de Beauvais, la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis et les responsables d’AGCO-GIMA. En effet, une compétition territoriale exacerbée existe entre les territoires en Europe et les Américains sont très sensibles au soutien des collectivités à leur entreprise. C’est pourquoi ils ont choisi d’agrandir plusieurs fois leur site beauvaisien au cours de ces dernières années et projettent d’y installer leur pôle « Innovation ».
Bientôt, Beauvais sera donc la Maison mondiale de Massey Ferguson, avec un Centre expérience clients ouvert sur la ville et un Campus engineering dédié à l’innovation au cœur d’un site de 54 hectares.

Le développement futur d’AGCO-GIMA aura un impact positif sur le Pôle territorial en « Innovation, agritech et numérique agricole », lancé il y a maintenant presque 3 ans et auquel l’entreprise apporte une contribution importante. C’est aussi la condition de l’existence même de Rev'Agro, le premier écosystème autour des technologies agricoles.

Le souhait d’AGCO : la création d’une large liaison entre ses différents sites

AGCO-GIMA a formulé le souhait de pouvoir réunir en un seul site toutes ses activités. L’entreprise souhaite donc créer une large liaison entre son site initial – AGCO 1 - et l’ex-site de Froneri, qu’elle vient d’acquérir et qui touche au site logistique AGCO 3.

Pour répondre à cette demande, une réflexion a été menée avec les Services Techniques de la Ville, le CÉRÉMA et les services de l’État.
L’hypothèse aujourd’hui retenue est la fermeture partielle de l’avenue Blaise-Pascal, entre les rues Joseph-Cugnot et Charles-Tellier, avec la création d’un pont enjambant le passage laissé à AGCO-GIMA et construit sur l’emprise du site ex-Nestlé/Froneri.

Cette dernière solution présente l’avantage de permettre une liaison entre les sites AGCO dans un budget et des délais mieux maîtrisés. Le coût de ce projet est évalué entre 11 et 13 millions d’euros. Il sera supporté par la Ville et l’Agglo mais aussi par l’État, la Région et le Département.
La fermeture de l’avenue Blaise-Pascal sera effective pour la fin de l’année 2021. D’ici là, des travaux seront mis en œuvre pour pouvoir réorienter les flux de circulation de l’avenue Blaise-Pascal. Ainsi, depuis la fin du mois de juin, la réalisation de trois ronds-points, aux intersections de l’avenue Corot, de la rue du Wage, de l’avenue Kennedy et de la rue Abbé Pierre a débuté.
Caroline Cayeux se dit « consciente que ce projet peut créer des perturbations en termes de circulation dans le secteur concerné. Il n’est pas question, bien sûr, de nier les inconvénients liés à la fermeture de l’avenue Blaise-Pascal. Mais je préfère regarder l’avenir et les atouts que ce projet apportera à notre ville à long terme. »

Car, au cours de ces 20 dernières années, l’intensification du trafic liée au développement d’AGCO, a entraîné des difficultés de circulation croissantes sur l’avenue Blaise-Pascal.
Le développement futur du site va augmenter encore le flux de véhicules des salariés mais également celui des camions.
Aujourd’hui, ACGO effectue 150 navettes par jour entre ses sites non unifiés, auxquelles il faut ajouter les allées et venues de ses fournisseurs et les départs de tracteurs. Il était donc nécessaire de revoir les aménagements routiers afin de fluidifier de façon durable la circulation.
Le scénario retenu, la construction d’un pont afin de libérer l’avenue B.-Pascal au profit d’AGCO, nécessitera :
- la prise d’un arrêté interdisant la circulation sur cet axe à l’exception des transports exceptionnels ;
- la fermeture de l’avenue Blaise-Pascal avec pose de clôtures et de
portails ;
- le report de la circulation sur l’autoroute A16 (avec l’établissement d’une convention avec la SANEF pour la prise en charge des abonnements pour les utilisateurs quotidiens) et sur les avenues Corot et Kennedy avec l’aménagement de trois carrefours giratoires permettant une fluidification du trafic.
À terme, la circulation de l’avenue B.-Pascal sera reportée sur le pont nouvellement créé et comportant 2 voies de circulation, 1 trottoir pour les personnes à mobilité réduite éclairé et 1 piste cyclable bidirectionnelle. Un carrefour giratoire sera également créé au débouché de la rue C.-Tellier.
Ces aménagements permettront la suppression des deux carrefours à feux de l’avenue Blaise-Pascal (celui à l’intersection de la rue C.-Tellier et celui situé à la sortie du site AGCO actuel).

Les atouts de cette opération

• Actuellement, AGCO s’acquitte chaque année de 2,383 millions d’euros à la CAB au titre de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). En prenant de l’ampleur, ses activités génèreront une contribution encore plus élevée.
• De plus, l’entreprise investit annuellement plusieurs dizaines de millions d’euros pour le développement de son site beauvaisien.
Au cours de ces 5 dernières années, AGCO a ainsi mobilisé 350 millions d‘euros à Beauvais. Ce site est le plus productif et le plus efficace du groupe à l’échelle mondiale.
• AGCO emploie aujourd’hui près de 2 200 salariés, dont 900 résident sur le territoire de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis et 900 autres dans le reste de l’Oise.
L’influence sur la consommation locale (pouvoir d’achat cumulé de plus de 2 000 foyers) et, plus largement, les retombées sur l’économie résidentielle du territoire ne peuvent être négligés en ces temps de relance économique post-Covid-19.
• Sur le plan économique, le site beauvaisien historique d’AGCO (ouvert en 1960) produit chaque jour 40 tracteurs soit 14 500 par an. Premier exportateur de machines agricoles en France – 85 % de la production part à l’exportation – Massey Ferguson a assemblé près d’un million de tracteurs à Beauvais.
AGCO fait aussi travailler les entreprises locales, qu’il s’agisse de ses fournisseurs ou des sociétés en charge des travaux sur les sites et les bâtiments.

« Ne pas accéder à la demande d’AGCO aujourd’hui, c’est prendre le risque d’un désengagement progressif de l’actionnaire américain, d’une régression du site et, au final, de voir l’entreprise se recroqueviller sur elle-même et subir le même sort que France-Glaces devenue propriété de Nestlé puis de Froneri, qui a vu son personnel passer de 3 000 dans les années 1980 à 300 au moment de la fermeture du site. » a souligné Caroline Cayeux. « Je ne veux pas être le maire ou la présidente de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis responsable de ce possible déclin économique et social » a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse. « Au contraire, je souhaite que nous accompagnions la réussite d’AGCO sur notre territoire car cette entreprise est une pépite économique pour le Beauvaisis. En soutenant ce projet, nous permettrons à Beauvais de devenir le pôle mondial de fabrication des tracteurs pour Massey Ferguson ».

Les travaux d’études puis de construction du pont vont durer au moins jusqu’à l’été 2024. En effet, dans cette zone, les sols nécessitent des mises en compression successives pour être stabilisés et cela prend du temps. Ce délai obligatoire s’ajoute aux études techniques et au temps du chantier proprement dit.
Pour faire face aux difficultés momentanées rencontrées par les entreprises et commerces proches du site AGCO, une cellule d’indemnisation de perte de chiffre d’affaires sera créée.
Afin d’optimiser le temps de chantier, la Ville de Beauvais va lancer un marché de conception-réalisation, comme elle l’avait fait pour la reconstruction du pont de Paris (acquis par la Ville en février 2012, le pont de Paris a été déconstruit puis reconstruit en 22 mois pour être rouvert à la circulation dès décembre 2013).




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