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Un peu d'histoire

Beauvais fut la capitale gauloise des Bellovaques avant d'être détruite par les romains qui y établirent un camp fortifié (Caesaromagus : le Marché de César). Devenue Bellovacum, la ville gallo-romaine fut détruite à la suite d’intrusions barbares vers 275, puis reconstruite et fortifiée. En 328, l’Empereur Constantin, qui avait autorisé la pratique du Christianisme, visita les vétérans de son armée dans le castrum de Bellovacis. La religion nouvelle finit par supplanter les cultes anciens.

Des évêques puissants

Dès le début du Moyen Âge, l’autorité des évêques grandit. L’évêché de Beauvais est en effet considéré comme un poste d’autant plus prestigieux qu’il bénéficie de revenus considérables. De plus, l’évêque cumule les pouvoirs religieux et politiques.

Autour du textile

La commune, qui s’est créée très tôt, au XIe siècle, dans une ville prospère, acquiert progressivement des droits pour promouvoir son industrie. Elle prend régulièrement le parti du roi contre l ‘évêque et s’appuie sur le textile pour asseoir sa puissance financière. A cette époque, le drap de Beauvais est exporté jusqu’en Orient. Les ateliers se multiplient. Ils travaillent toutes sortes de laine, y compris les plus fines importées de Londres. Les corporations s’enrichissent de corps de métiers de plus en plus diversifiés : teinturiers, finisseurs, tondeurs, apprêteurs…Un groupe de 80 familles régente les ouvriers. Quant aux maires, ils sont la plupart du temps, issus du cercle étroit de ces négociants. La hiérarchie est stricte et les querelles sociales sont désormais soumises à l’autorité du roi qui se charge, s’il le faut, de contraindre l’évêque.

A la même époque, apparaissent les ordres mendiants dont les couvents s’élèvent à l’est de la ville, en plein quartier ouvrier. Au départ dépourvus de biens, ils s’enrichissent progressivement et jouent un rôle non négligeable dans la cité.


Eglises et cathédrales

L’essor économique que connaît Beauvais durant le XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, correspond une vie artistique intense. Les chantiers se multiplient. L’église dédiée à Saint-Étienne, située près de la grand-place, est achevée aux alentours de 1220, et peu après, s’ouvre le chantier de la cathédrale gothique. Cette dernière bien qu'inachevée, reste unique et extraordinnaire de par la hauteur de son choeur, le plus vertigineux de toute l'Europe.

Plus d'infos sur la cathédrale Saint-Pierre

Une manufacture royale

Depuis 1664, une manufacture royale de tapisserie a été installée à Beauvais, devenue alors une importante « ville drapante » du royaume. Plus de la moitié de ses habitants travaillent dans le textile. Ses productions sont célèbres dans toute l’Europe et d’autres artisans bénéficient de cette renommée. La Manufacture atteint son apogée sous la direction artistique de Jean-Baptiste Oudry, au XVIIIe siècle. Et bientôt apparaît sur le marché « l’indienne », une cotonnade imprimée qui va rapidement fournir du travail à des centaines d’ouvriers sans toutefois détrôner le commerce de la laine.

Plus d'infos sur la manufacture de la tapisserie


Un certain déclin au XIXe siècle

A la fin du XVIIIe, débute le déclin d’une ville si active. Beauvais reste fidèle au textile alors que s ‘accélère ailleurs la révolution industrielle. En se concentrant sur la laine, la brosserie, l’alimentation et la tabletterie, l’industrie locale passe à côté de marchés importants. Le chemin de fer s’implante ailleurs. Au début du Second Empire, Beauvais en est encore à l’ère de la diligence alors que rail atteint Rouen, Le Havre, Lille, Saint-Quentin. Ce n’est qu’en 1876 qu’une ligne directe vers la capitale est ouverte. Sur le plan urbain, le second Empire n’apporte que peu de transformations à la ville qui reste enfermée dans ses limites municipales sans annexer ses faubourgs. Cette période s’achève par la défaite contre la Prusse et l’occupation durant près d’un an, par les militaires vainqueurs.

En 1900, Beauvais compte 20 000 habitants, deux fois plus qu’en 1850. Mais les grandes fortunes et les grands patrons se font rares et la bourgeoisie locale domine la scène politique.

D’une guerre à l’autre, une ville martyre

Durant la première Guerre Mondiale, Beauvais allait vivre pendant quatre ans l’existence d’une ville de l’arrière, assez proche du front, une existence compliquée par les aléas d’un ravitaillement irrégulier.
En mars 1918, l’Hôtel de Ville devient le Q.G. du général Foch, et c’est là qu’il se voit confier le commandement suprême des armées alliées, par les gouvernements français, anglais et américain.

Vers la fin de la guerre, du mois d’avril au mois de juin, la ville fut bombardée à 8 reprises, ce qui occasionna la destruction de 80 maisons. Le jour de l’armistice, la ville déplorait 719 morts au combat, et 13 civils tués pendant les bombardements.

Entre les deux guerres, Beauvais continue de vivre de ses activités du passé, mais la crise économique précipite le déclin de la cité, et plus largement du Beauvaisis. Dès la déclaration de la seconde guerre mondiale, Beauvais retrouve le rôle de ville-hôpital qu’elle avait connu entre 1914 et 1918. Mais, début juin 1940, la ville est attaquée par la Luftwaffe, dont les bombes allument un gigantesque incendie. Les deux tiers de la ville sont en flammes, la moitié des maisons détruites. La ville martyre, qui a perdu presque tous les vestiges de son passé, s’enfonce dans la misère et les privations.

C’est durant cette période noire que quatre communes voisines furent rattachées à Beauvais.

La reconstruction

« Bonne ville de France, vieille cité de l’Ile-de-France, cité meurtrie, cité mutilée… ». C’est en ces termes que le Général de Gaulle salue Beauvais en août 1945. Il faut en effet reconstruire sur les 43 hectares de déblais, quadrillés par des rues désertes. « Les témoins du passé sont morts et bien morts » disait l’architecte Georges Noël, et il fallait éviter d’imaginer « un mauvais décor », tout en mettant en valeur les églises et les bâtiments qui avaient survécu à l’incendie de 1940. Des années sont nécessaires pour réussir ce pari, pour bâtir de nouveaux logements, réédifier les bâtiments publics, les hôpitaux, les établissements d’enseignement. Le plan de reconstruction s’efforce de respecter l’équilibre des anciens quartiers, avec des rues plus larges, plus régulières.

Mais il faudra attendre les années 1960 pour que la reconstruction s’achève véritablement, pour que de nouvelles cités soient édifiées sur les plateaux, et pour que de nouvelles industries redonnent du dynamisme à la ville.

 




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